OLIVIER PUTZ

 

Comme pour beaucoup d'entre nous je suis tombé un peu par hasard il y a maintenant 9 ans sur cet art martial Russe qu'on appelle Systema. Rapidement j'ai pris goût à l'exploration des multiples facettes d'une pratique riche en découvertes. Et si j'ai pu exercer une multitude de sport différents jamais auparavant je n'avais été confronté à un système si complet, réunissant le mouvement, le jeu, la psyché, l'esprit, le relationnel et la connaissance de soi.

Pendant mes premières années d'entraînement je me suis laissé bercé sans trop me poser de questions sur les exercices que je découvrais à Toronto avec Vladimir Vassiliev ou à Moscou avec Mickaël Ryabko. Une attitude de lâcher prise nécessaire à l'immersion dans un art martial souvent frustrant pour le mental. Mais j'ai eu la chance de vivre tous ces moments de doutes accompagné de mon ami et partenaire d'entraînement Jean Marie. Chaque jour ou presque nous avons réfléchis, échangés, nous nous sommes massés, frappés en essayant d'être juste dans nos approches respectives de ce qui devenait pour nous une philosophie de vie. Après plusieurs années à nous côtoyer et nous faire grandir nos chemins nous ont éloignés géographiquement mais la recherche que nous poursuivons est resté la même : comprendre qui nous sommes à travers un outil singulier destiné au combat, un système unique où la symbolique du guerrier est transcendée par la compréhension de notre cheminement personnel. 

 

Instructeur depuis 7 ans je poursuis mes recherches avec de nouveaux partenaires et instructeurs dont l'approche me captive. Parmi eux, Martin Wheeler qui à mon sens a su décrypter et traduire les recherches des Russes pour en livrer une version "occidentale" et moins militarisée. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai décidé de l'inviter chaque année à Dijon et que j'essaie aussi souvent que possible de creuser ses recherches. Mais je considère que chacun d'entre nous est en mesure de contribuer au développement de cet art martial qu'il soit novice ou expert puisqu'il nous amène nécessairement à nous questionner. 

 

David JOAQUIM